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Hugh Masekela, le père du jazz sud-africain

Hugh Masekela discovers the trumpetSource : DStv

Hugh Masekela est largement considéré non seulement comme un chanteur et auteur-compositeur talentueux, mais aussi comme l’un des meilleurs trompettistes et buglistes à avoir jamais vécu. Il est également le père du jazz d’inspiration sud-africaine. Il est célèbre dans le monde entier pour son incroyable talent musical, et dire que Hugh a eu une influence durable sur le jazz est un euphémisme.

Hugh s’est éteint en janvier 2018 à l’âge de 78 ans, et sa formidable contribution à la musique restera gravée dans les mémoires pendant de nombreuses années. Ce n’est pas seulement la musique de Hugh qui a fait de lui une figure publique remarquable, mais aussi sa critique véhémente à la fois de l’Afrique du Sud et de la politique internationale. Regardons donc de plus près la vie de l’homme que l’on considère comme le père du jazz sud-africain.

Jeunesse

Hugh voit le jour dans le township de Kwa-Guqa à Witbank, une ville minière près de Johannesburg. Plus tard, il sera contraint à trente années d’exil alors que le pays connaît son ère politique la plus sombre. Son père, Thomas, est inspecteur de santé publique et un sculpteur de renom. Sa mère, Pauline, est assistante sociale. C’est toutefois sa grand-mère Johanna qui les élève, lui et ses quatre frères et sœurs.

C’est à l’âge de quatre ans que Hugh a sa première interaction notable avec le jazz lorsqu’il rencontre un groupe appelé les Jazz Maniacs. Alors que le groupe joue au mariage de sa tante Lily, le jeune garçon est fasciné par le trompettiste.

Scolarité

Hugh fréquente l’école de Saint Peters, un institut pédagogique qui est souvent un point de ralliement pour les opposants au régime d’apartheid. L’école enseigne spécifiquement aux jeunes enfants noirs et propose un niveau d’éducation bien supérieur à celui des autres écoles de l’époque. Hugh, cependant, est l’un des pires élèves, connu pour causer des ennuis et se battre avec les professeurs. C’est ce comportement qui l’envoie devant le Père Trevor Huddleston, archevêque et fervent militant anti-apartheid.

Initiation à la musique

Se retrouvant une nouvelle fois devant le Père Huddleston en raison de son indiscipline, le jeune Hugh, 14 ans, promet de mieux se comporter en classe en échange d’une trompette. Huddleston réussit à réunir l’argent pour l’instrument et confie à un trompettiste de l’Armée du Salut l’éducation musicale de Hugh. Naturellement, quand les autres enfants voient que Hugh a une trompette, ils  réclament eux aussi un instrument. C’est ainsi que naît le désormais célèbre Huddleston Jazz Band.

Les années d’exil

A South African jazz legendSource : Mail & Guardian

Après avoir amélioré peu à peu ses compétences en tant que trompettiste de jazz, enregistré Jazz Epistle Verse 1, le premier album d’un groupe de jazz sud-africain, et joué dans la comédie musicale à succès King Kong, Hugh est contraint de quitter l’Afrique du Sud en 1960. Cet exil est dû à sa participation au film Come Back, Africa, ouvertement anti-apartheid. C’est cette même année qu’a lieu le tristement célèbre massacre de Sharpeville et que les émeutes de l’apartheid connaissent leur apogée.

Au cours de son exil, il se rend d’abord à Londres, puis à New York. C’est là qu’il rencontre le militant et musicien Harry Belafonte et s’inscrit à la Manhattan School of Music. Louis Armstrong et Dizzy Gillespie l’aident à développer un style de jazz africain unique, ce qui lui permet de sortir en 1963 Trumpet Africaine, son premier album. En 1964, il épouse Mariam Makeba, une amie de longue date qui s’est produit avec lui en Afrique du Sud. Ils divorcent seulement deux ans plus tard.

Une vie en proie aux difficultés

En 1967, Hugh, qui est désormais une grande célébrité et a amassé une immense fortune, s’installe en Californie. Il sort peu de temps plus tard ce qui sera peut-être son plus célèbre succès, Grazing in the Grass, qui se classe en tête du hit parade américain pendant pas moins de trois semaines. Ce succès est toujours prisé de nos jours, et constitue la musique de fond parfaite pour toutes les occasions : lors d’un dîner romantique, pour se détendre ou encore pour jouer à ses jeux en ligne préférés.

C’est cependant à cette époque qu’il adopte presque toutes les mauvaises habitudes possibles, et son combat contre la drogue et l’alcool est exacerbé par des années de conflit avec les autorités américaines. Après avoir enregistré des chansons fermement opposées à la guerre au Vietnam, sa maison est perquisitionnée, mais il n’est jamais condamné pour possession de drogue suite à un vice de forme.

De retour en Afrique en 1972, il part à la rencontre de nombreux musiciens du continent. Il passe du temps au Zaïre, au Ghana, au Nigeria et en Guinée, où Makeba vit avec son nouveau mari. Il retourne ensuite aux États-Unis et part en 1973 en tournée avec Hedzoleh Soundz, un groupe ghanéen.

Collaboration avec Paul Simon

Collaboration with Paul SimonSource : DW

En 1980, Hugh s’installe au Botswana et fonde en 1986 l’École internationale de musique du Botswana. Mariam Makeba et lui partent en tournée avec Paul Simon en 1987 pour promouvoir l’album Graceland. Ce dernier se heurte à une vive résistance de la part de la communauté musicale internationale, une grande partie de la musique ayant été enregistrée avec des musiciens sud-africains noirs alors que l’apartheid est toujours en vigueur. Hugh accepte de faire cette tournée afin de promouvoir les musiciens sud-africains et d’essayer d’abolir la stigmatisation de l’apartheid.

En 1988, il se produit avec Makeba à Londres pour célébrer le 70e anniversaire de Nelson Mandela, toujours emprisonné. Il interprète Soweto Blues, qui pleure la mort d’enfants lors des émeutes de Soweto en 1976, et attire une fois de plus l’attention sur la situation politique difficile dans son pays d’origine.

Retour en Afrique

Hugh retourne en Afrique du Sud en 1990 avec la libération de Nelson Mandela et la fin officielle de son exil. Cela faisait trente ans qu’il avait quitté son pays.

Les plus grandes chansons de Hugh Masekela

Aujourd’hui encore, Hugh Masekela est une icône du jazz sud-africain et international. Bien qu’il se soit éteint, celui que l’on surnomme affectueusement Bra Hugh est entré dans la légende et continue à vivre grâce à son œuvre. Voici quelques-unes des nombreuses chansons qui ont fait de lui une telle icône de la musique :

  1. Grazing In The Grass
  2. Stimela
  3. Thuma Mina
  4. Mafikizolo, en duo avec Hugh Masekela
  5. Chileshe
  6. Soweto Blues
  7. Going’ Back To New Orleans
  8. Ziph’ Inkomo
  9. Khawuleza
  10. Thanayi, en duo avec Thandiswa Mazwai

Si vous souhaitez découvrir d’autres musiciens africains entrés dans l’histoire, rejoignez-nous le mois prochain pour un zoom sur le guitariste malien de légende Ali Farka Toure et vous en apprendrez plus  sur un autre musicien qui a eu une influence locale et internationale majeure.