All slots casino blog

Seriez-vous le prochain gros gagnant

La Chine censure les multinationales?

un smartphone avec la ChineSource: Pixabay

La Chine n’est certainement pas réputée pour être le pays le plus ouvert de la planète. Absence de démocratie, censure et/ou contrôle des médias venant de l’étranger, d’internet, des réseaux sociaux, bref tout un pan de culture qui se retrouve filtré et trié par un tamis politique.

Les entreprises ou les organisations multinationales, brassant autant d’argent que d’audience, peuvent facilement se voir pointées du doigt et subir les irritations du parti chinois au pouvoir en cas de «dérapage». Il peut en résulter perte partielle ou totale de l’accès au marché et autres restrictions.

Entre parenthèses, l‘univers du jeu de casino en ligne subit également complètement toutes ces restrictions et réglementations intransigeantes dans le pays, même en interne. Les joueurs désirant se divertir doivent utiliser des moyens détournés et notamment des VPN pour accéder à des sites de casino étrangers. Cependant, des espoirs de dérégulations et de souplesse commencent à être entraperçus dans ce domaine.

La situation actuelle de manifestation dans la ville anciennement colonie britannique de Hong Kong, rétrocédée à la Chine en 1997, est le terreau de déclenchement de polémiques en tous genres, prenant source depuis les pays occidentaux.

Apeurées par l’idée de perdre un important débouché économique, les multinationales étrangères se voient agir la plupart du temps dans le sens de l’apaisement et donc de prises de mesures brossant le pouvoir actuel du pays du dragon dans le sens du poil. Mais pas toujours non plus.

Le cas Apple et l’application HKmap

Une application sortie sur l’Appstore d’Apple, Hkmap, permettait sous couvert de proposer une carte de la ville de Hong Kong, d’afficher en fait les lieux de présence des forces de police. Évidemment, l’usage réel de cette fonctionnalité a tout de suite été détourné pour servir de base d’information pour les manifestants de la controverse actuelle.

Des utilisateurs de ladite application ont remonté l’information. Ils ont en fait argumenté dans le sens que l’utilisation de l’application mobile permettait à la délinquance de savoir où la présence des policiers était absente. Ceci aurait parait-il engendré un essor de la criminalité dans les zones résidentielles concernées. Les autorités prétendaient même que les manifestants l’utilisaient pour attaquer la police.

Elles ont ainsi fait pression sur le constructeur à la pomme pour faire bloquer l’accès à cette application. Chose qu’a faite Apple, même si une partie des utilisateurs peuvent encore néanmoins y avoir accès notamment via la version web, certainement en utilisant un VPN.

Blizzard, Hearthstone et «Blitzchung»: sévérité très critiquée

L’entreprise Blizzard, développeur influent et reconnu dans le monde du jeu vidéo, avec des franchises ultra populaires et des millions de vente sur toute la planète, a récemment connu un scandale se plaçant dans le contexte des tournois de son jeu de cartes en ligne appartenant à l’univers de Warcraft, Hearthstone.

En effet, un joueur hong kongais du pseudonyme de «Blitzchung» a profité de son passage sous les projecteurs pendant l’après-match d’un tournoi international pour revendiquer et affirmer son soutien envers les manifestants de son pays.

Blizzard a dans la foulée réagi avec sévérité, en bannissant non seulement le joueur du tournoi et de son classement de «grand maître», mais également en retenant tous ses gains d’argent de l’année. Les commentateurs ont également subi les foudres du développeur, en étant radiés à vie de la liste des collaborateurs de la société pour ce type d’évènement, étant probablement jugés complices. Ou alors dommage collatéral volontaire pour donner l’exemple?

Quoi qu’il en soit, cette affaire a généré une véritable tempête de désapprobation parmi la communauté des fans, et le cours de l’action de la société cotée en bourse a subi une descente remarquée. Si bien que peu de temps après Blizzard est revenu sur ses sanctions, en réduisant leur portée ou leur durée.

Le marché chinois est une véritable vache à lait pour l’entreprise, donc en dehors de toute volonté de neutralité politique et de respect pour le gouvernement chinois, certains y voient surtout une façon déguisée de plaire à son gros client. Sans compter les éventuelles participations croisées du géant chinois Tencent avec la société.

Epic Games, le créateur américain du jeu Fortnite, un des monstres de popularité des jeux vidéo dominant une bonne partie de la scène du streaming sur la plateforme Twitch, s’est lui fendu d’une déclaration allant dans l’autre sens. Il affirme que ses joueurs ne seront pas bannis pour afficher leurs revendications politiques dans ce genre de contexte. Opposition idéologique sincère, bravoure et intégrité, ou alors opportunisme économique?

Une image montrant le mot censuréSource: Pixabay

Le cas de la NBA: s’excuser ou assumer?

Tout a commencé par le tweet de Daryl Morey, manager des Rockets de Houston, exprimant ici aussi un soutien aux manifestants pro-démocratie de la ville de Hong Kong sur twitter. Réaction épidermique du pouvoir chinois et indignation, menaçant moult interdictions de diffusions des matchs de la NBA sur les chaînes nationales du pays, appel au boycott, menace de ruptures de contrats commerciaux et de sponsoring, etc.

Tentative d’apaisement de la direction de la NBA? Que nenni! On peut même dire que Adam Silver, le patron de la NBA depuis 2014, en a même rajouté une couche. En soutenant Daryl Morey sur sa déclaration au prétexte du droit à la liberté d’expression des managers, joueurs et affiliés impliqués dans la fédération du basket US, il démontre ainsi une prise de position forte et indépendante de la NBA, malgré le rétropédalage de Morey et la lettre d’excuse du joueur James Harden adressée à la Chine.

La NBA n’a pas peur, et avec un marché annuel estimé entre 6 et 8 milliards de dollars de revenus, perdre potentiellement une part du gâteau provenant de la Chine n’est pas ou plus de nature à lui faire rentrer la queue entre les jambes… Enfin une lueur de courage affichée de l’occident face aux intimidations de la puissance asiatique?

South Park: un véritable pied de nez

Le dessin animé ultra satyrique et provocateur South Park n’est pas resté timide ni n’a contourné toute allusion aux évènements actuels, comme à son habitude. Moqueries envers Xi Jinping, affichage de représentations des manifestations à la fin d’un épisode, tout le cocktail de «taquineries» était au rendez-vous.

Sans demi-mesure aucune et sans polémique, le gouvernement chinois a tout simplement fait totalement disparaître la série irrévérencieuse des réseaux sociaux et des services de streaming du pays, depuis la toute première saison jusqu’à l’actuelle dernière 23ème.

Loin de faire amende honorable et tenter une réconciliation, les créateurs insolents du show Trey Parker et Matt Stone se sont fendus d’une véritable lettre de… provocation ironique, en détournant la lettre d’excuse du joueur de la NBA James Harden! Coup double dans l’effronterie assumée des compères?